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Le frelon asiatique

(grande menace mais l’abeille peut s’adapter)

 

Qui est-il ?

 

« Vespa velutina nigritorax » ou frelon asiatique est arrivé en France en 2004 dans le Lot et Garonne. Il est originaire d’une région de Chine dont le climat est sensiblement similaire au nôtre.
Disposant de nombreuses proies et habitats, il semble avoir élu résidence dans notre pays.

Sa taille est plus petite que celle du frelon européen (25 à 40 mm), sa tête est noire avec une tâche orange est surmontée de longues antennes noires, son thorax est noir, l’abdomen sombre zébré de bandes jaunes orangées et le bout de ses pattes est jaune.

Les adultes consomment du nectar et toute boisson sucrée or les larves ont besoin de protéine que les frelons obtiennent en chassant tous types d’insectes et en malaxant leurs proies.

Au début du printemps, les reines fondatrices ayant passée l’hiver, construisent leur nid à hauteur basse (dans une haie) et elles créent leur colonie. Au début de l’été, elles se développent en construisant un nid plus grand à 10-15 m de hauteur (arbre).
A la fin de l’automne, la reine meurt et laissant plus de 1000 reines descendantes.

 

Comment progresse-t-il ?

Le frelon progresse en France d’environ 100 km chaque année. Il a déjà atteint la région parisienne et progresse également vers l’Espagne.

 

Quel est son effet sur une colonie d’abeilles ?

En forêt, le frelon consomme des guêpes, mouches, … dont 30 à 40% d’abeilles. En ville où la diversité d’insectes est moindre, sa consommation d’abeille atteindra 70%.

Dans un rucher, il attaquera en priorité les ruches affaiblies (malades ou à faible population). Il se positionne à une quinzaine de centimètre à l’entrée de la ruche en vol stationnaire dos à la ruche et intercepte les butineuses qui reviennent et les décapite.
Une fois de retour à son nid, il sera accompagné de 10 à 20 congénères. Le bruit émis par les frelons stresse les butineuses qui ne voudront plus quitter la ruche et de fait se laisseront mourir à l’intérieur de la ruche.

 

Quel est son effet sur l’homme ?

Il n’est pas plus agressif qu’une guêpe ou une abeille. Son venin n’est pas plus dangereux n’en plus mais il est injecté plus profondément et donc très douloureuse.
Sur une personne en bonne santé et sauf allergie particulière une trentaine de piqûres peuvent provoquer des céphalées mais ne conduisent pas à la mort.
Néanmoins une centaine de piqûres peut engager le pronostic vital de l’individu.

 

Comment lutter contre le frelon asiatique ?

Destruction des nids

Au début du printemps, les fondatrices qui se réveillent tardivement essaient de récupérer des nids déjà construits en éliminant les fondatrices qui y sont établies. Ces luttes entraînent une forte mortalité. Plus d’une trentaine de fondatrices peuvent ainsi disparaître pour la conquête d’un même nid. Détruire les nids est donc préférable en début d’été.
Contrairement au frelon européen, le frelon asiatique ne sort pas la nuit. La destruction nocturne des nids est préconisée.
La destruction des nids doit obligatoirement être réalisée par un professionnel. L’apiculteur n’est pas outillé pour ce travail.

 

Construction de pièges

Les pièges de bouteille plastique contenant de la bière et une substance sucrée permettent de capturer quelques frelons mais ils capturent aussi d’autres insectes (papillons, ..) et ceci est néfaste pour la biodiversité.
Ce type de piège s’il doit être utilisé est à placer près des ruches.

 

Un poulailler près des ruchers

Le bruit des frelons attire l’attention des poules, sa situation stationnaire près d’une entrée de ruche permet de les gober.
Voici un article intéressant à ce propos :
les-poules-une-arme-efficace-pour-lutter-contre-le-frelon-asiatique

 

Le self defense et l’équilibre naturel

L’abeille asiatique apis Cerana confrontée de longue date à cette menace a mis au point une stratégie basée sur la chaleur. Le frelon ne supportant pas une chaleur excessive, les abeilles construisent une grappe autour de lui et en contractant leurs muscles elles y élèvent la température pour atteindre 45°. Ce qui est fatal au frelon.
Notre abeille apis mellifera a rencontré ce prédateur depuis peu, il lui faut plus de temps pour trouver une stratégie de défense. Ce phénomène accélère la sélection naturelle.
Notre rôle est de réduire la pression exercée par le frelon afin d’accorder du temps à l’adaptation. Il est illusoire de penser que nous parviendrons à l’éradiquer.
Le frelon asiatique est en France, il y est pour très longtemps.